Alexei Volodin

Piano

Né en 1977 à Leningrad, Alexei Volodin entre à dix ans au prestigieux Institut Gnessin de Moscou. À dix-sept ans, il rejoint le Conservatoire sous la direction d’Eliso Virsaladze, figure tutélaire de la pédagogie pianistique russe. En 2001, il perfectionne sa formation à l’International Piano Academy du Lac de Côme, avant de remporter deux ans plus tard le Premier Prix du Concours Géza Anda de Zurich — tremplin décisif vers les grandes scènes internationales.

Son jeu ne verse jamais dans la démonstration. La presse parle d’un « magicien des couleurs sonores », d’une virtuosité aussi brillante que discrète. Le NRC Handelsblad le décrit comme un pianiste qui sait faire résonner Rachmaninov avec la profondeur du chant orthodoxe. Classical Source résume : « Il est un artiste remarquable, qui dégage des couches de sens dans tout ce qu’il joue. »

Ses débuts parisiens au Théâtre des Champs-Élysées en 2005 sont immédiatement suivis de trois saisons consécutives. Il se produit désormais dans les salles les plus prestigieuses : Carnegie Hall, Wigmore Hall, Konzerthaus de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Paris. Les grands orchestres se le disputent – BBC Symphony, NHK Symphony, Orchestre de la Suisse Romande, Mariinsky sous Gergiev, Philharmonia Orchestra – tout comme les festivals, de La Roque d’Anthéron aux Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg.

Chambriste fidèle, il entretient des complicités durables avec Sol Gabetta, Igor Levit, Claire Huangci, Janine Jansen ou Mischa Maisky, et joue régulièrement en duo avec son épouse Edith Peña. Son répertoire court de Beethoven à Medtner, de Brahms à Prokofiev, avec une affection marquée pour Scriabine et Rachmaninov. Sa discographie chez Challenge Classics – Chopin, Schumann, Ravel, Scriabine – lui a valu un Choc de Classica et cinq étoiles au Diapason. Son enregistrement du Concerto n° 4 de Prokofiev avec le Mariinsky et Gergiev a été unanimement salué par la critique internationale.

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